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La notion d'écoute active de Carl Rogers ( Partie 1/2)

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Auteur : Lucas D.

Voilà sept semaines que le voyage a commencé; aujourd'hui nous poursuivons notre quête autour de la notion de communication bienveillante. Durant le mois précédent, après avoir repris l'origine des travaux sur la communication dans le cadre des conférences Macy, nous avons fait un passage par les apports de la pragmatique en linguistique à l'égard de la communication. Nous allons découvrir une autre dimension du langage: celle de la thérapie.


Le passage en pragmatique avait pour objectif de faire résonner :

  • La complexité du langage entre l'explicite (la structure de surface) et l'implicite (la structure profonde), 
  • La vulnérabilité d'une communication dans un contexte potentiellement parasitant, 
  • La connaissance mutuelle des acteurs de la communication, 
  • Le principe d'une coopération afin de garantir l'efficience de l'échange conversationnel

Notre nouvelle étape nous amène à la dimension thérapeutique du langage, ou comment celui-ci peut panser les maux et amener un bien-être retrouvé pour le locuteur. A ce titre un apport majeur lié à un psychologue clinicien américain nommé Carl Rogers. Il est le fondateur d'une approche psychothérapique dite « centrée sur la personne » qui fut déclinée dans diverses disciplines comme la clinique, le counseling ou encore le management. Des années 1930 jusqu'au début de la décennie 1940, il réalisera une série de publications pour décrire son concept. 

Il est possible d'en extraire un triptyque fondamental : 

  • La notion de congruence
  • La notion d'empathie
  • La notion de regard positif inconditionnel 

La congruence 

La notion de congruence est définie dans le Larousse (2021)"Qualité d'une articulation ou d'une anastomose dont les deux parties s'adaptent parfaitement."

Le terme anastomose quand à lui, de la manière suivante : "Communication naturelle ou établie chirurgicalement entre deux organes, deux vaisseaux, deux conduits de même nature ou deux nerfs". (Le Robert, 2021). 

Au sens de Rogers, il s'agit d'unifier les mots, la langue, avec le comportement de manière à ne pas générer de dissonance. Cela devrait être plus explicite avec un exemple : imaginons un salarié qui discute avec son supérieur. Ce dernier annonce à son salarié «Vous vouliez me voir ? Allez-y je vous écoute.» tandis qu'il est en train de rédiger un mail sur son ordinateur, le corps tourné vers le PC et le regard orienté sur l'écran. Il y a dans ce cas là défaut de congruence entre les mots "écoute" et le comportement "lecture / écriture",  et le salarié pourrait penser ne pas être entendu. C'est ce premier point que Rogers soulève à travers la notion de congruence, être vigilant à être le plus congruent possible

L'empathie 

Essentielle dans le cadre d'une approche thérapeutique, il s'agit d'une "capacité à pouvoir s'identifier dans le ressenti de l'autre" (Le Robert, 2021). Ici est mobilisé le registre de la sphère émotionnelle : la colère, la peur, la tristesse, la joie par exemple. Lorsqu'une émotion est présente, elle s'exprime souvent à travers le corps et la tonalité de la voix. Par exemple dans la colère, le ton peut être plus haut et le corps plus agité. Nommer cette émotion dans la cadre de la conversation permet bien souvent d'ouvrir un pont émotionnel entre le locuteur et son interlocuteur qui va favoriser un ajustement relationnel. En structure profonde, cela revient à signifier à autrui que je légitime son émotion « j'entends que vous pouvez avoir peur à l'égard de ... ». Un autre bénéfice à l'usage de l'empathie est de favoriser le placement de frontière entre soi et son interlocuteur. A titre d'exemple, si quelqu'un vient me parler avec un ton de colère alors que je suis dans une autre énergie, nommer cette colère peut éviter une escalade systémique où locuteur et interlocuteur peuvent mutuellement nourrir leurs colères. Dernier point, empathie n'est pas compassion, à savoir "le sentiment qui porte à plaindre autrui et à partager ses souffrances" (Le Robert, 2021). 

Le regard positif inconditionnel à l'égard d'autrui

Cette notion renvoie à un ensemble de concepts comme la position basse, la position de non-sachant ou encore la bienveillance


Nous poursuivrons la semaine prochaine sur ces derniers aspects auxquels il convient de consacrer un article. Ils constituent des notions majeures dans cette quête de la communication bienveillante. 



Source·s :

fr.wikipedia.org - Accès à l'article source
www.lepsychologue.be - Accès à l'article source

Lien vers article source : https://www.youtube.com/watch?v=C_R3a4IvblQ


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Rédacteur
Lucas DOLLINGER

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