FERMER

Brimbelle, bleuet, airelle noire, vigne de l'Ida, raisin des bois , voilà bien des surnoms pour le petit fruit bleuté ramassé dans les sous bois des massifs français.


Au sommaire :

Les origines

Connu depuis les temps préhistoriques, le bleuet, du genre Vaccinium, est une espèce indigène d’Amérique. Les premiers explorateurs avaient remarqué les bleuets sauvages lors de leurs expéditions. En 1615, Samuel de Champlain a vu les amérindiens récolter les bleuets sauvages le long du lac Huron. Ceux-ci les séchaient, les réduisaient en poudre et en faisaient une pâte qu’ils combinaient au maïs, au miel et à l’eau pour en faire un poudding appelé "Sautauthig”.
Lewis et Clark, lors d’une expédition, trouvèrent des indiens qui fumaient le bleuet pour le conserver pour l’hiver. Un repas, qui leur fut servi  contenait des bleuets sauvages qui étaient pilés avec de la viande avant d’être fumés et séchés. 

Les amérindiens prisaient particulièrement le bleuet sauvage à cause de la forme de sa fleur qui forme une étoile à cinq branches. Ils pensaient que le "Grand Esprit” avait envoyé ce fruit à la fleur en forme d’étoile pour calmer la faim de leurs enfants en période de famine.
Ils utilisaient aussi le bleuet pour ses propriétés médicinales et fabriquaient un thé fortement aromatique à partir des racines. Il était utilisé comme relaxant pendant la grossesse. Les premiers livres de médecine américains rapportent l’usage de ce thé qui est recommandé aux femmes des premiers colons au moment de l’accouchement.
Le jus de bleuet était utilisé contre la toux et le thé fabriqué à partir des feuilles était considéré comme un bon tonique pour aider à purifier le sang. 

Les premiers colons et les amérindiens appréciaient le fruit comme ingrédient de base de leur alimentation et même comme médicament. Ils incorporaient le bleuet dans leur diète, le mangeaient frais cueilli sur le buisson et l’ajoutaient dans la soupe, les ragoûts et dans plusieurs autres plats dont on voulait rehausser la saveur.

En 1920, les américains le cultivaient pour ses vertus médicinales dont la digestion. Ils les cueillaient en été, les séchaient, les conservaient dans une substance huileuse pour ne les consommer qu’en période hivernale.

Pendant la seconde guerre mondiale, le bleuet a pu être considéré comme une véritable arme pour les pilotes ; en effet, ce fruit adoucissait leurs yeux et permettait de mieux voir la nuit. 

Au Japon, Ronald Prior découvre que la myrtille peut prévenir les risques de maladies de la rétine. Elle fut désignée comme « fruit de la vue ».

Aujourd’hui, le bleuet est l’un des fruits les plus populaires en Amérique. Il est utilisé dans la confection de muffins, gâteaux, tartes, confitures, biscuits et même de vin et d’apéritif.
Les efforts d’Elizabeth White et du Dr. Frederick Coville, au début du 19e siècle, pour domestiquer le bleuet géant sauvage ont mené à la création d’une industrie du bleuet cultivé. Le résultat fut la création d’un fruit dodu, juteux, sucré et facile à cueillir dont ont peut jouir aujourd’hui. L’Amérique du nord produit 90% de la production mondiale de bleuets.

Pourquoi le bleuet est-il bleu ?

Le bleuet est un des rares aliments de couleur bleue. Sa couleur est due à un taux très élevé d’anthocyane. L’anthocyane est un pigment dont la couleur varie du rouge au bleu en fonction du pH du milieu ambiant, on le retrouve dans le bleuet mais aussi dans le raisin. L’anthocyane est soluble dans l’eau et c’est par la chimie des acides et des bases qu’on explique ce passage du fruit rouge violacé au fruit bleu


Source·s :

www.certiferme.com - Accès à l'article source


Cet article vous a été utile, vous l'avez apprécié cet :
5 mentions j'aime
Partagez cette publication

Rédacteur
Raphaël CHARVET